Lettre de relance : modèles gratuits et conseils pratiques
Rédiger une lettre de relance efficace n'est pas toujours évident. Trop timide, elle est ignorée. Trop agressive, elle braque le client. Voici trois modèles de relance adaptés à chaque étape du recouvrement, accompagnés de conseils pratiques pour maximiser vos chances de récupérer vos créances.
Modèle 1 : la relance courtoise (J+1 à J+7)
Ce premier message, envoyé dès le lendemain de l'échéance, adopte un ton bienveillant. Il part du principe que le retard est involontaire.
Objet : Facture n° [XXX] — Rappel d'échéance
Madame, Monsieur,
Sauf erreur de notre part, la facture n° [XXX] d'un montant de [montant] € TTC, arrivée à échéance le [date], n'a pas encore fait l'objet d'un règlement.
Il s'agit peut-être d'un simple oubli. Nous vous remercions de bien vouloir procéder au paiement dans les meilleurs délais ou de nous contacter si un problème se pose.
Vous trouverez la facture en pièce jointe pour faciliter vos démarches.
Cordialement,
[Votre entreprise]
Conseil : joignez toujours la facture à votre e-mail de relance. Le débiteur n'aura aucune excuse pour dire qu'il ne la retrouve pas.
Modèle 2 : la relance ferme (J+8 à J+15)
Si la première relance est restée sans réponse, le ton se durcit tout en restant professionnel.
Objet : Facture n° [XXX] — Deuxième relance
Madame, Monsieur,
Malgré notre précédent rappel du [date du premier e-mail], nous constatons que la facture n° [XXX] d'un montant de [montant] € TTC reste impayée à ce jour.
Nous vous rappelons que conformément à l'article L.441-10 du Code de commerce, tout retard de paiement entraîne de plein droit l'application de pénalités de retard ainsi qu'une indemnité forfaitaire de 40 € pour frais de recouvrement.
Nous vous prions de régulariser cette situation sous 8 jours. À défaut, nous serons contraints d'engager les démarches nécessaires au recouvrement de cette créance.
Cordialement,
[Votre entreprise]
Conseil : la mention des pénalités de retard et de l'indemnité forfaitaire n'est pas une menace — c'est un rappel de la loi. Elle renforce considérablement l'impact de votre relance.
Modèle 3 : la dernière relance avant mise en demeure (J+16 à J+21)
Ce troisième message annonce clairement la suite des événements si le paiement n'intervient pas.
Objet : Facture n° [XXX] — Dernière relance avant mise en demeure
Madame, Monsieur,
Nos relances des [dates] concernant la facture n° [XXX] d'un montant de [montant] € TTC sont restées sans suite.
Sans règlement intégral de cette facture sous 5 jours ouvrés, nous procéderons à l'envoi d'une mise en demeure par courrier recommandé avec accusé de réception, préalable à toute action judiciaire.
Nous restons disponibles pour échanger sur les modalités de règlement si votre situation l'exige.
Cordialement,
[Votre entreprise]
Conseil : proposer un échange montre votre ouverture tout en maintenant la pression. Un échéancier vaut toujours mieux qu'un contentieux.
Les règles d'or d'une relance réussie
- Soyez factuel : numéro de facture, montant, date d'échéance. Pas de place pour l'ambiguïté.
- Respectez un calendrier : une relance tous les 7 jours maintient la pression sans harceler.
- Gardez une trace de tout : chaque e-mail envoyé est une preuve en cas de procédure.
- Ne relancez jamais à l'oral uniquement : un appel doit toujours être suivi d'un écrit de confirmation.
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